Danser sur les mines

Publié le par Lettres à l'amer

Rien de tout ça n'est sérieux, puisque nous jouons nos vies. Nous nous laissons aller au hasard des démolitions. As-t-on besoin de jambes pour danser quand on a passé tant de temps à se voler dans les plumes ?

On se défi du regard, à l'aube d'un nouveau combat. On se cherche pour toujours mieux se trouver. Nos envies nous éclatent. Nos calmes préparent la guerre ; je la déclare sans queue ni tête. Nous nous faisons forgerons, saisissant l'amour pour croiser le faire.

Soit sérieux un instant, ne fait pas l'adulte ! Bat toi comme un enfant ; y'a que dans ces yeux là qu'on se voit bien. Je n'ai rien d'autre pour extraire ta mine des mauvais jours que mes mots menus. Et une sauce salsa pour tout relier.

Vient près de moi sauter dans les flaques. Dans notre abris nucléaire on a ruiné les murs parce qu'on voulait être sans limite. On peut savourer cette spontanéité qui nous fait valdinguer en tout sens. Prend le temps de souffler, je vais tout brouiller pour qu'on ai la paix.

Nous on sait s'envoyer en l'air, c'est en oubliant les contacts. Comme des gamins, on a nos batailles imaginaires. Trancher dans le vif de l'instant même, détourner une phrase, tirer. On finit toujours par se toucher.

C'est sans fin, je ne sais même pas où te ranger.

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